gardes à vue prolongées pour les 5 femmes interpellées à Béziers

Cinq femmes d’une même famille ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche à Béziers (Hérault). L’une d’elle est suspectée d’avoir voulu commettre un attentat, peut-être contre une église de la région.

Cinq femmes de la même famille, dont une est soupçonnée d’avoir voulu commettre une action violente dans la région de Montpellier (Hérault), peut-être contre une église, sont toujours en garde à vue ce lundi, selon des informations de BFMTV, confirmant une information initiale du Point.

De la documentation sur Daesh

Les cinq femmes ont été interpellées à leur domicile, dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier sensible de la Devèze à Béziers, connu pour son trafic de stupéfiants.

Ces arrestations, effectuées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et le Raid, se sont déroulées à la suite de diffusion de messages sur les réseaux sociaux, rapportent nos confrères du Parisien. Ils pourraient avoir indiqué un passage à l’acte pour Pâques, contre des églises de Montpellier.

Parmi les suspects se trouvent la mère et les trois sœurs de la personne initialement visée par l’opération, âgée de 18 ans. Au moins l’une des sœurs est mineure. Elles sont toutes de nationalité française.

Lors de la perquisition, les policiers ont découvert un sabre, de la documentation en lien avec Daesh, “des produits chimiques”, “plusieurs bouteilles scotchées entre elles et des billes”, selon Le Parisien. Le matériel informatique de la maison a par ailleurs été saisi.

Connu des renseignements?

Selon Le Point, ces femmes “étaient connues pour être radicalisées et, concernant certaines d’entre elles, pour avoir visionné des vidéos” du groupe terroriste Etat islamique. Toutefois, d’après Le Parisien, aucune n’était connue des services de renseignements.

Les gardes à vue, qui peuvent durer jusqu’à 96 heures pour des contentieux terroristes permettront peut-être d’en savoir davantage sur la volonté de la mise en cause. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête préliminaire pour “association de malfaiteurs terroriste” et “détention et fabrication d’explosifs en relation avec une entreprise terroriste.”

“Des menaces graves”

En déplacement dans le Nord dimanche, le ministre de l’Intérieur a fait valoir que “la menace terroriste” en France était “extrêmement forte”, en rappelant ses consignes de vigilance accrue données aux préfets pour ce week-end de Pâques.

“La DGSI (…) par son travail de renseignement d’une grande efficacité sait se prémunir d’attaques le plus possible sur notre territoire national”, a poursuivi Gérald Darmanin, ajoutant:

“Je ne sais pas encore si c’est un attentat déjoué mais des menaces graves étaient concordantes et c’est à bon droit que la DGSI, sous mon autorité et (celle de) la justice, est intervenue.”

Par Mélanie Bertrand et Esther Paolini